Dès 1983, l'Association ACCORD, à titre expérimental et en coopération avec le Ministère de la Justice, a mis en œ les premières médiations pénales entre victimes et personnes délinquantes. Sur la base de ces expériences - et de celles menées dans le même temps à Grenoble, Valence et Paris -, la pratique de la médiation pénale a pu s'élaborer progressivement en France pour être finalement entérinée par la Loi du 4 janvier 1993.
Aujourd'hui, les médiateurs de l'Association ACCORD interviennent toujours principalement dans le cadre de médiations pénales , sur mandat des Parquets des Tribunaux de Grand Instance de Strasbourg et de Saverne.
Dans ce cadre et depuis plusieurs années, un nombre important et toujours grandissant de saisines relève de la matière familiale (dans les cas notamment de non-représentation d'enfant, d'abandon de famille ou de violences conjugales).
La complexité et la difficulté de ces médiations pénales familiales ont conduit le Service de Médiation à orienter sa formation, ses supervisions et ses groupes de méthode sur les thématiques familiales. C'est par ailleurs sur le constat que la grande majorité de ces litiges auraient pu être évitées par une action préventive que l'Association ACCORD a étendu son activité au domaine de la médiation familiale.
